Emmaüs Défi, affilié à Emmaüs France et Emmaüs International, est un laboratoire d’innovations sociales recherchant les meilleures solutions pour lutter contre la grande exclusion. L’activité d’Emmaüs Défi repose sur un chantier d’insertion proposant aux salariés de nombreux métiers : travail du bois, couture, collecte, tri, vente, logistique et livraison. La mission d’Emmaüs Défi est de permettre à chacun de retrouver sa dignité et sa place dans la société. 

From the street to employment
Emmaüs Défi, affiliated to Emmaüs France and Emmaüs International, is a laboratory of social innovations seeking the best solutions to fight against exclusion. The activity of Emmaus Défi is based on an integration project offering employees of many trades : woodworking, sewing, collection, sorting, sales, logistics and delivery. The mission of Emmaus Défi is to enable everyone to regain their dignity and place in society.
Salomon, salarié en insertion travaillant à l’atelier re-créateur bois, en pleine confection d’un meuble à partir de chutes de bois. Les salariés en insertion apprenants le métier de menuisier dans cet atelier, sont encadrés et accompagnés par un charpentier de profession (qui fait partis des Compagnons du devoir), ensemble ils réalisent des meubles qui seront ensuite vendus dans la boutique d’Emmaüs Défi.
Les ReCréateurs d’Emmaüs Défi s’inscrivent dans la thématique de la revalorisation du matériau bois et du textile grâce à des démarches de réemploi qui s’intègrent dans l’économie circulaire et qui favorisent l’insertion professionnelle des personnes en situation de grande précarité.
Alhaj : il vient du Soudan, est arrivé en France il y a 2 ans et travail à Emmaüs depuis 1 an. Au Soudan, il a étudié l’art et la littérature mais il a du quitter son pays car il était un opposant au gouvernement. Il n’a pas son diplôme car l’université ne lui a pas délivré après qu’il se soit réfugié en France, à Emmaüs il apprend le métier de menuisier. 
« Je suis soudanais. J’ai quitté mon pays à cause de la guerre. Je suis arrivé à Calais en 2014. À cette date ils faisaient les papiers rapidement si on demandait l’asile. La CNDA m’a accordé un titre de séjour de 10 ans. Pendant 2 ans j’ai vécu dans une tente à Calais, avec des personnes de ma communauté. J’ai rencontré Hélio là-bas, et quand je suis venu à Paris, il m’a aidé à travailler à Emmaüs Défi. Je suis là maintenant depuis 1 an, 20 heures par semaine. J’ai dormi chez un particulier pendant six mois, avant de trouver une résidence sociale. Je gagne 800€ par mois. La CAF doit me donner 200€, même si depuis octobre j’attends toujours. Mon loyer s’élève à 400€. Je dois aussi envoyer de l’argent à ma famille. J’ai fait des études de littérature américaine, j’écris des nouvelles, des histoires pour enfant, et de la poésie. Ici je fais du montage de meubles. »
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Alhaj : he comes from Sudan, arrived in France 2 years ago. In Sudan, he studied art and literature but he had to leave his country because he was an opponent of the government. He doesn’t have his diploma because because the university did not deliver him after he come to France. At Emmaüs he learns the trade of carpenter.
Dans leur atelier du 104 à Paris, les couturières des ReCréateurs s'attèlent, sous l'égide de Sophie leur encadrante, à rafistoler et créer des écharpes, chemises et sacs à partir de chutes de tissus. Toujours dans l'optique de valoriser le produit textile en lui donnant une seconde vie, un beau projet éco-responsable.
Tulay, salariée en insertion à l’atelier couture d’Emmaüs Défi. Les vêtements que réalisent les salariés en insertion de l’atelier couture sont ensuite vendu à la boutique d’Emmaüs Défi

Paty, salariée en insertion à l’atelier couture d’Emmaüs Défi

 Kome, posant avec des vêtements qu’elle a réalisé.

Mohammad, salarié en insertion travaillant à l’atelier de tri des bijoux à d’Emmaüs Défi.

En 2008, Emmaüs Défi fait le constat d’une inadéquation entre les Contrats Uniques d’Insertion qui étaient alors de 24 heures par semaine et les capacités des personnes dormant dans la rue qui manifestent la volonté de reprendre une activité professionnelle.
En effet, même avec la meilleure motivation, sortir de la rue ne peut se faire du jour au lendemain. La confiance en soi a grandement souffert du regard des autres. De nombreux réflexes sont à reconstruire comme les notions d’horaires ou de jours de la semaine. La resocialisation doit être progressive. Le travail permet de dépasser ces difficultés mais il est nécessaire d’adapter son volume aux capacités de la personne.
En partenariat avec Emmaüs Solidarité et son équipe d’éducateurs de rue basée dans le Nord de Paris, Emmaüs Défi a initié en 2009  le « Travail à l’heure » qui en 2011 et devenu, grâce au soutien du département de Paris, le Dispositif Premières Heures. Il permet aux grands exclus de reprendre une activité professionnelle selon un rythme progressif : 4h  par semaine, puis  8h, 12h… jusqu’au Contrat à Durée Déterminée d’Insertion (CDDI) de 26 heures hebdomadaires.
Sur la photo, Daniel, il est encore à la rue et a intégré le dispositif premières heures.
Et ça marche : en 2017, parmi les 19 salariés ayant bénéficié du Dispositif Premières Heures à Emmaüs Défi, 85% d’entre eux sont sortis de la rue et ont signé un CDDI dans un chantier d’insertion.
Created in 1971 by Abbé Pierre, Emmaüs is a solidarity-based movement, acting against poverty and exclusion. It brings together 350 associations in 37 countries, spread over 4 continents.
All have the same values of welcoming, solidarity, openness, respect and sharing in very diverse social, economic and political contexts. All share the same goal: acting against the causes of poverty and being vehicles for social transformation through allowing the poorest to become actors in their own lives.
© 2019 ANTOINE ARFAOUI

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